{"id":2743,"date":"2020-01-09T09:30:37","date_gmt":"2020-01-09T08:30:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cineclub.ens.fr\/?p=2743"},"modified":"2020-01-15T17:34:26","modified_gmt":"2020-01-15T16:34:26","slug":"shoah-de-claude-lanzmann-mercredi-15-janvier-2020-19h30-et-vendredi-17-janvier-2020-18h30","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/?p=2743","title":{"rendered":"Shoah, de Claude Lanzmann (mercredi 15 janvier 2020, 19h30 et vendredi 17 janvier 2020, 18h30)"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry-trailer\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Q9wZMkdIkKg\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p><!-- Commentaire pertinent quelconque vis-\u00e0-vis du film --><\/p>\n<div class=\"entry-mainblock\">\n<div class=\"entry-separator\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1873 size-medium\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/f8\/6f\/1b\/1798136\/1507-1\/tsp20150616164837\/Shoah.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/div>\n<div class=\"entry-text-info\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><span style=\"color: #800000;\"><strong>Projection en collaboration avec l&rsquo;association Massorah.<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div class=\"entry-mainblock\">\n<div class=\"entry-text-info\"><b>Dur\u00e9e <\/b>: 566 minutes<br \/>\n<b>Couleur<\/b><br \/>\n<b>Pays :\u00a0<\/b>France<br \/>\n<b>35mm. VF<\/b><br \/>\n<b>Ann\u00e9e :\u00a0<\/b>1985<br \/>\n<b>Avec :\u00a0<\/b>Jan Karski, Raul Hilberg, Abraham Bomba, Simon Srebnik<\/p>\n<div class=\"entry-text-info\"><strong>Synopsis<\/strong> : N\u00e9 d&rsquo;une collecte minutieuse de centaines d&rsquo;heures d&rsquo;entretiens men\u00e9s par Claude Lanzmann entre 1976 et 1981, ce film-fleuve fait le choix d&rsquo;interroger, trente ans apr\u00e8s la fin de la guerre, les t\u00e9moins et les lieux marqu\u00e9s par l&rsquo;extermination des Juifs d&rsquo;Europe. Les t\u00e9moignages des survivants permettent de mettre en perspective les r\u00e9cits faits par les nazis et par les contemporains qui ont \u00e9t\u00e9 les spectateurs voire les acteurs des d\u00e9portations et de la disparition des Juifs. Le montage et les mouvements de cam\u00e9ra prolongent cette parole vive en diff\u00e9rents lieux qui, de fa\u00e7on monumentale ou invisible, gardent la trace du pass\u00e9. Les camps d&rsquo;extermination, les for\u00eats et villages alentours, les gares et les voies de chemin de fer, et les villes o\u00f9 d\u00e9sormais habitent les rares survivants, accueillent les voix et les souvenirs.<\/div>\n<\/div>\n<p>Comme d&rsquo;habitude, l&rsquo;entr\u00e9e co\u00fbte 4 euros, 3 pour les membres du COF et vous avez la possibilit\u00e9 d&rsquo;acheter des cartes de 10 places pour respectivement 30 et 20 euros. L&rsquo;entr\u00e9e est gratuite pour les \u00e9tudiant.e.s invit\u00e9.e.s.<\/p>\n<\/div>\n<p><strong>L\u2019association Massorah et le Cin\u00e9-club de l\u2019ENS, avec le soutien de la Fondation du Juda\u00efsme Fran\u00e7ais et du M\u00e9morial de la Shoah, vous pr\u00e9sentent le film Shoah, de Claude Lanzmann. Les deux s\u00e9ances (15 et 17 janvier) pr\u00e9c\u00e8dent une journ\u00e9e d\u2019\u00e9tude \u00ab Shoah, apr\u00e8s Lanzmann \u00bb (23 janvier).<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u2019association Massorah a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2019 par des \u00e9l\u00e8ves de l\u2019ENS pour transmettre et renouveler les \u00e9tudes juives. Elle organise le s\u00e9minaire Actualit\u00e9 et Renouveau des \u00c9tudes Juives, des projections, des lectures et des journ\u00e9es d\u2019\u00e9tude.<\/strong><\/p>\n<div class=\"entry-mainblock\">\n<div class=\"entry-resume\">Et pour r\u00e9sumer :<\/p>\n<div class=\"resume-bloc\"><span class=\"resume-date\">Rendez-vous le mercredi 15 janvier 2020, 19h30 <\/span><span class=\"resume-date\">et le vendredi 17 <\/span><span class=\"resume-date\">janvier 2020, 18h30<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-place\">en salle Dussane, au 45 rue d&rsquo;Ulm<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-see\">pour voir et revoir<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-title\">Shoah<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-director\"> de Claude Lanzmann<\/span><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"entry-analyse\">\n<h2>Proposition d&rsquo;analyse<\/h2>\n<\/div>\n<p>N\u00e9 d\u2019une collecte minutieuse de centaines d&rsquo;heures d\u2019entretiens men\u00e9s par Claude Lanzmann entre 1976 et 1981, ce film-fleuve fait le choix d\u2019interroger, trente ans apr\u00e8s la fin de la guerre, les t\u00e9moins et les lieux marqu\u00e9s par l&rsquo;extermination des Juifs d&rsquo;Europe. Le film appr\u00e9hende l&rsquo;ampleur de la Shoah \u00e0 travers de nombreux pays et envisage avec d\u00e9tails et pr\u00e9cisions l&rsquo;organisation spatiale concr\u00e8te du g\u00e9nocide. Les camps d&rsquo;exterminations (Auschwitz\u2013Birkenau,<br \/>\nBelzec, Chelmno, Sobibor et Treblinka), les for\u00eats et villages alentours, les gares, les routes, les voies de chemins de fer, et les villes o\u00f9 d\u00e9sormais habitent les rares survivants, accueillent les voix et les souvenirs.<br \/>\nA sa sortie, il y a trente-cinq ans, Shoah se distingue radicalement des \u0153uvres cin\u00e9mato- graphiques qui fa\u00e7onnent alors la m\u00e9moire collective de l\u2019extermination des Juifs d\u2019Europe. Contrairement \u00e0 Nuit et brouillard (1955) d&rsquo;Alain Resnais, film de r\u00e9f\u00e9rence en France sur la question, Claude Lanzmann choisit de ne reprendre aucune image d\u2019archives. Il ne fait pas non plus le choix de la fiction comme la mini-s\u00e9rie hollywoodienne Holocauste (1978). Au contraire, en optant pour un monumental montage de t\u00e9moignages, Claude Lanzmann s\u2019inscrit en partie dans la lign\u00e9e de la d\u00e9marche que Marcel Oph\u00fcls a initi\u00e9e avec Le Chagrin et la piti\u00e9 (1971). Mais, cette fois-ci, le documentaire porte express\u00e9ment sur la \u00ab Shoah \u00bb.<br \/>\nC\u2019est d\u2019ailleurs le film de Lanzmann qui participe \u00e0 rendre populaire ce terme qui, jusqu\u2019alors, n\u2019\u00e9tait utilis\u00e9 que par une poign\u00e9e d\u2019intellectuels. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 jeune r\u00e9sistant, effectu\u00e9 une formation de philosophie puis \u00eatre devenu journaliste et membre du comit\u00e9 de r\u00e9daction des Temps modernes de Sartre et Beauvoir, il r\u00e9alise un premier documentaire Pourquoi Isra\u00ebl ? (1973). On y trouve d\u00e9j\u00e0 le dispositif d\u2019entretiens, et surtout la pr\u00e9sence incarn\u00e9e du r\u00e9alisateur. D\u00e8s la fin du film, sur commande du gouvernement isra\u00e9lien, Lanzmann d\u00e9bute une vaste enqu\u00eate cin\u00e9matographique qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 s\u2019investir durant plus de dix ans pour ce qui deviendra son \u0153uvre majeure : Shoah.<br \/>\nDans ce film-fleuve de pr\u00e8s de dix heures organis\u00e9 en deux parties, il fait le choix d\u2019interroger, trente ans apr\u00e8s la fin de la guerre, les t\u00e9moins et les lieux marqu\u00e9s par l&rsquo;extermination des Juifs d&rsquo;Europe. En collectant minutieusement plus de 350 heures d\u2019entretiens dans quatorze pays (principalement en Europe, mais aussi en Isra\u00ebl et aux \u00c9tats-Unis), il refait vivre la m\u00e9moire des victimes, mais aussi celle des spectateurs, les habitants des villes \u00e0 la lisi\u00e8re des camps, et celle des bourreaux, allant jusqu\u2019\u00e0 filmer \u00e0 leur insu des responsables nazis.<br \/>\nOutre les interventions de l\u2019historien Raul Hilberg et du r\u00e9sistant polonais Jan Karski, ce sont surtout les r\u00e9cits des survivants, comme Simon Srebnik, Abraham Bomba ou Filip M\u00fcller, qui occupent l\u2019\u00e9cran. Pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019image ou dans le champ sonore, le cin\u00e9aste soutient leurs t\u00e9moignages et accorde une attention aigu\u00eb \u00e0 la fa\u00e7on dont la \u00ab parole vive \u00bb \u00e9mane de leurs silences, de leurs corps, de leurs gestes, de leurs visages, de leurs voix et de leurs soubresauts. Le montage et les mouvements de cam\u00e9ra prolongent cette parole vive en diff\u00e9rents lieux qui, de fa\u00e7on monumentale ou invisible, gardent la trace du pass\u00e9.<br \/>\nCes centaines d\u2019heures d\u2019entretiens tourn\u00e9es pour Shoah ont par la suite donn\u00e9 lieu \u00e0 plusieurs autres films de Lanzmann : <em>Un vivant qui passe<\/em> (1997),<em> Le Rapport Karski<\/em> (2010),<em> Sobib\u00f3r, 14 octobre 1943<\/em>, <em>16 heures<\/em> (2001), <em>Le Dernier des injustes<\/em> (2013) et, peu avant sa mort en juillet 2018, <em>Les<\/em> <em>Quatre s\u0153urs<\/em> (2018).<br \/>\nLucile et Emmanuel<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Projection en collaboration avec l&rsquo;association Massorah. Dur\u00e9e : 566 minutes Couleur Pays :\u00a0France 35mm. 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