{"id":2611,"date":"2019-10-26T13:28:53","date_gmt":"2019-10-26T12:28:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cineclub.ens.fr\/?p=2611"},"modified":"2019-11-07T21:48:19","modified_gmt":"2019-11-07T20:48:19","slug":"princess-bride-de-rob-reiner-mercredi-6-novembre-20h30","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/?p=2611","title":{"rendered":"Princess Bride, de Rob Reiner (mercredi 6 novembre, 20h30)"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry-trailer\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/WNNUcHRiPS8&amp;t=34s\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p><!-- Commentaire pertinent quelconque vis-\u00e0-vis du film --><\/p>\n<div class=\"entry-mainblock\">\n<div class=\"entry-separator\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1873 \" src=\"https:\/\/images-na.ssl-images-amazon.com\/images\/I\/61zYUoZKhbL._SY679_.jpg\" alt=\"\" width=\"244\" height=\"487\" \/><\/div>\n<div class=\"entry-text-info\"><b> Dur\u00e9e <\/b>: 98 minutes<br \/>\n<b>Couleur<\/b><br \/>\n<b>Pays :\u00a0<\/b>Etats-Unis<br \/>\n<b>35mm. VOSTFR<\/b><br \/>\n<b>Ann\u00e9e :\u00a0<\/b>1987<br \/>\n<b>Avec :\u00a0<\/b>Cary Elwes, Robin Wright, Mandy Patinkin<\/p>\n<div class=\"entry-text-info\"><strong>Synopsis<\/strong> : Un grand-p\u00e8re lit \u00e0 son petit-fils malade The Princess Bride, un conte de f\u00e9es qui a pour h\u00e9ro\u00efne la belle Bouton d\u2019Or. La jeune femme se languit de son bien-aim\u00e9 Westley, un valet\u00a0de ferme. Cinq ans plus tard, elle se r\u00e9sout \u00e0 se marier avec le prince Humperdinck, mais peu avant le mariage, un trio de bandits l\u2019enl\u00e8ve. Ils sont poursuivis par un myst\u00e9rieux homme masqu\u00e9, d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 lib\u00e9rer Bouton d\u2019or\u2026<\/div>\n<\/div>\n<p>Comme d&rsquo;habitude, l&rsquo;entr\u00e9e co\u00fbte 4 euros, 3 pour les membres du COF et vous avez la possibilit\u00e9 d&rsquo;acheter des cartes de 10 places pour respectivement 30 et 20 euros. L&rsquo;entr\u00e9e est gratuite pour les \u00e9tudiant.e.s invit\u00e9.e.s.<\/p>\n<div>Et pour r\u00e9sumer :<\/p>\n<div class=\"resume-bloc\"><span class=\"resume-date\">Rendez-vous le mardi 06 novembre 2019, 20h30<\/span><br \/>\n<span class=\"r\nesume-place\">en salle Dussane, au 45 rue d&rsquo;Ulm<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-see\">pour voir et revoir<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-title\">Princess Bride<br \/>\n<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-director\"> de Rob Reiner<\/span><\/div>\n<\/div>\n<div>\n<h2>Proposition d&rsquo;analyse<\/h2>\n<p>Suite \u00e0 la mort de son bien-aim\u00e9, tu\u00e9 en mer par le terrible pirate Roberts, la jeune Bouton d&rsquo;Or (Robin Wright) est inconsolable. Des ann\u00e9es plus tard, alors qu&rsquo;elle doit prochainement \u00e9pouser le peu sympathique prince Humperdinck (Chris Sarandon), elle se fait kidnapper par trois brigands \u2014 un g\u00e9ant (Andr\u00e9 Roussimoff), un sicilien sournois (Wallace Shawn) et un \u00e9p\u00e9iste espagnol (Mandy Patinkin) en qu\u00eate de vengeance \u2014 qui l&#8217;emm\u00e8nent en bateau vers le royaume ennemi de Guilder.<br \/>\nNous sommes dans les ann\u00e9es 80, p\u00e9riode remarquablement f\u00e9conde pour le cin\u00e9ma de fantasy m\u00e9di\u00e9vale. Au milieu des excellents <em>Ladyhawke<\/em> (1985) et <em>Dark Crystal<\/em> (1982),\u00a0des intrigants <em>Legend<\/em> (1985) et <em>Labyrinth<\/em> (1986),<br \/>\net de l&rsquo;improbable <em>Dragon du lac de feu<\/em> (1981),\u00a0un film se d\u00e9marque : c&rsquo;est Princess Bride, adaptation par William Goldman de son propre roman. Le film se veut un hommage d\u00e9cal\u00e9 aux genres de l&rsquo;aventure classique, des r\u00e9cits de cape et d&rsquo;\u00e9p\u00e9e, ou encore du conte de f\u00e9es. Sa force principale, et certainement la raison pour laquelle il a acquis un statut de film culte depuis sa sortie, vient du fait qu&rsquo;il garde toujours une vision tr\u00e8s claire de ce qu&rsquo;il cherche \u00e0 \u00eatre : un pastiche efficace, oscillant avec adresse entre la parodie, la citation et la r\u00e9appropriation de ces genres, sans jamais perdre sa capacit\u00e9 \u00e0 interloquer.<br \/>\nCar tout film de genre qu&rsquo;il est, <em>Princess Bride<\/em> interloque. Si le titre n&rsquo;est pas strictement mensonger, il ne laisse toutefois pas imaginer la vari\u00e9t\u00e9 des personnages et p\u00e9rip\u00e9ties qui vont vite assaillir le spectateur \u2014 et entre l&rsquo;histoire d&rsquo;amour brutalement coup\u00e9e court qui d\u00e9marre le film, les pirates, les brigands aux motivations incertaines et les intrigues politiques, on ne sait rapidement plus quel est le fil conducteur de l&rsquo;intrigue. Dans <em>Princess Bride<\/em>, le f\u00e9\u00e9rique traditionnel est sans cesse d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 par l\u2019incongru. On peut ainsi croiser un pirate sanguinaire qui s\u00e8me la terreur, mais qui s\u2019appelle Roberts ; un colosse \u00e0 la force surhumaine, et au fort accent fran\u00e7ais ; ou encore des cr\u00e9atures monstrueuses habitant un marais, qui ne sont appel\u00e9es que par leurs initiales. L&rsquo;\u00e9criture est toujours en mouvement, ponctu\u00e9e de r\u00e9pliques cinglantes, anachroniques, mais non moins dignes du plus classique \u2018swashbuckler movie\u2019 (1) : les dialogues donnent l\u2019impression d\u2019une ma\u00eetrise cisel\u00e9e des id\u00e9es qu\u2019ils expriment et d\u2019un refus de la facilit\u00e9 ou du clich\u00e9, servis par un sens aiguis\u00e9 du timing comique.<br \/>\n<em>Princess Bride<\/em> garde obstin\u00e9ment ses distances avec le conte de f\u00e9es. L\u00e0 o\u00f9 le roman pr\u00e9tendait \u00eatre une \u00e9dition abr\u00e9g\u00e9e d\u2019un texte plus ancien (dont les \u2018\u2018passages ennuyeux\u2019\u2019 avaient \u00e9t\u00e9 retir\u00e9s pour ne pas incommoder le lecteur), le film ne laisse jamais oublier qu\u2019il s\u2019agit seulement d\u2019un conte lu \u00e0 un gar\u00e7on par son grand-p\u00e8re, et profite de ce degr\u00e9 suppl\u00e9mentaire pour prendre des libert\u00e9s dans sa narration. Ainsi, des passages sont saut\u00e9s, r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, et la fin est m\u00eame partiellement d\u00e9voil\u00e9e lors de ces sc\u00e8nes. Gr\u00e2ce \u00e0 cette prise de distance constante, le film se rend plus convaincant puisqu\u2019il sugg\u00e8re une sorte de complicit\u00e9 avec le spectateur : oui, ce n\u2019est qu\u2019un conte de f\u00e9es, nous sommes d\u2019accord. Ainsi, on se laisse plus volontiers attirer par cette histoire initialement tr\u00e8s simple, et on est alors dans de bonnes dispositions lorsque le film demande \u00e0 \u00eatre pris au s\u00e9rieux. Et au bout du compte, le spectateur s\u2019aper\u00e7oit qu\u2019il a suivi le m\u00eame cheminement que le personnage du petit-fils, d\u2019abord dubitatif puis de plus en plus impliqu\u00e9.<br \/>\nEn effet, il ne faut pas oublier que ce film sait se prendre au s\u00e9rieux. Derri\u00e8re l\u2019humour, la distance et le second degr\u00e9 qu\u2019il cultive, il demeure un r\u00e9cit de fantasy \u00e9tonnamment classique, o\u00f9 le v\u00e9ritable amour triomphe de la mort, o\u00f9 l\u2019honneur vaut plus que la vie et o\u00f9 les nobles causes r\u00e9ussissent en d\u00e9pit de l\u2019adversit\u00e9 (miracles aidant). De m\u00eame, les personnages se r\u00e9v\u00e8lent d\u2019une profondeur surprenante, devenant vite reconnaissables et attachants par cette mixture de classique et d\u2019incongru \u00e9voqu\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment \u2014 l\u2019hybris burlesque d\u2019un Vizzini, la ranc\u0153ur lunatique d\u2019un Miracle Max ou le machiav\u00e9lisme un peu ahuri d\u2019un Humperdinck pour n\u2019en citer que quelques-uns. Le fond tout \u00e0 fait sinc\u00e8re fournit un socle solide \u00e0 la parodie et \u00e0 l\u2019inattendu, tandis que l\u2019humour permet de d\u00e9crire avec \u00e9l\u00e9gance ce fond tr\u00e8s simple.<br \/>\nRob Reiner est un habitu\u00e9 de la com\u00e9die : s&rsquo;\u00e9tant attaqu\u00e9 avec succ\u00e8s au faux documentaire avec <em>Spinal Tap<\/em> (1984) et, quelques ann\u00e9es plus tard, \u00e0 la com\u00e9die romantique avec <em>Quand Harry rencontre Sally<\/em> (1989), il signe ici un pastiche accompli \u2014 un m\u00e9lange impeccable de moquerie frontale et d&rsquo;hommage sinc\u00e8re au film d&rsquo;aventure classique, tout en restant un repr\u00e9sentant solide de ce m\u00eame genre. Par la r\u00e9ciprocit\u00e9 entre ces approches, le film se forge des \u00e9l\u00e9ments m\u00e9morables qui lui sont propres, expliquant pourquoi aujourd\u2019hui encore, l\u2019acteur Wallace Shawn se fait interpeller par des inconnus lui demandant de s\u2019exclamer \u00ab Inconceivable ! \u00bb.<\/p>\n<p>Eloi<\/p>\n<p>(1) Genre cin\u00e9matographique assimilable au film de cape et d&rsquo;\u00e9p\u00e9e (issu du genre litt\u00e9raire du m\u00eame nom) contenant g\u00e9n\u00e9ralement des combats \u00e0 l&rsquo;\u00e9p\u00e9e, des h\u00e9ros id\u00e9alistes et romantiques, et une moralit\u00e9 sans ambigu\u00eft\u00e9.<br \/>\nGenre tr\u00e8s prolifique du cin\u00e9ma d\u2019exploitation, il est ax\u00e9 sur un h\u00e9ros dont on d\u00e9rive de nombreux films, souvent sans liens les uns avec les autres. On peut citer parmi les personnages les plus anciens et embl\u00e9matiques<br \/>\nRobin des Bois, l\u2019indomptable Zorro, le capitaine Blood ou encore le redoutable Maciste.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dur\u00e9e : 98 minutes Couleur Pays :\u00a0Etats-Unis 35mm. VOSTFR Ann\u00e9e :\u00a01987 Avec :\u00a0Cary Elwes, Robin Wright, Mandy Patinkin Synopsis : Un grand-p\u00e8re lit \u00e0 son petit-fils malade The Princess Bride, un conte de f\u00e9es qui a pour h\u00e9ro\u00efne la belle Bouton d\u2019Or. La jeune femme se languit de son bien-aim\u00e9 Westley, un valet\u00a0de ferme. 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