{"id":2556,"date":"2019-10-10T08:00:15","date_gmt":"2019-10-10T07:00:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cineclub.ens.fr\/?p=2556"},"modified":"2019-11-02T14:37:54","modified_gmt":"2019-11-02T13:37:54","slug":"tampopo-de-juzo-itami-16-octobre-20h30","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/?p=2556","title":{"rendered":"Tampopo de Juzo Itami (16 octobre-20h30)"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry-trailer\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/0RtXSon0yMw\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p><!-- Commentaire pertinent quelconque vis-\u00e0-vis du film --><\/p>\n<div class=\"entry-mainblock\">\n<div class=\"entry-separator\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1873 \" src=\"https:\/\/images.squarespace-cdn.com\/content\/v1\/4fe37d1784aee5e0ed40f218\/1476123141124-444LKTDXOELIQ1CSNLB0\/ke17ZwdGBToddI8pDm48kNuCo4yB7MdQN2Z3IBlb96oUqsxRUqqbr1mO\nJYKfIPR7LoDQ9mXPOjoJoqy81S2I8PaoYXhp6HxIwZIk7-Mi3Tsic-L2IOPH3Dwrhl-Ne3Z2QUPcEKZLb2yVKLXsHxlE4MHpBeyZhkCdv8U1y_xU0qcKMshLAGzx4R3EDFOm1kBS\/Screen+Shot+2016-09-26+at+12.29.49.pn\ng\" alt=\"\" width=\"246\" height=\"380\" \/><\/div>\n<div class=\"entry-text-info\"><b> Dur\u00e9e <\/b>:114 minutes<br \/>\n<b>Couleur<\/b><br \/>\n<b>Pays : <\/b>Japon<br \/>\n<b>35mm. VOSTFR<\/b><br \/>\n<b>Ann\u00e9e : <\/b>1985<br \/>\n<b>Avec : <\/b>Tsutomu Yamazaki, Nobuko Miyamoto, Ken Watanabe<\/p>\n<div class=\"entry-text-info\"><strong>Synopsis<\/strong> : Tampopo, restauratrice japonaise, tente de trouver la recette de la soupe de nouilles ultime&#8230; Une aventure digne de la qu\u00eate du Graal !<\/p>\n<p><b>PREMIERE SEANCE DU CYCLE \u00ab\u00a0CINEMA JAPONAIS\u00a0\u00bb<\/b><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Comme d&rsquo;habitude, l&rsquo;entr\u00e9e co\u00fbte 4 euros, 3 pour les membres du COF et vous avez la possibilit\u00e9 d&rsquo;acheter des cartes de 10 places pour respectivement 30 et 20 euros. L&rsquo;entr\u00e9e est gratuite pour les \u00e9tudiant.e.s invit\u00e9.e.s.<\/p>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div class=\"entry-resume\">Et pour r\u00e9sumer :<\/p>\n<div class=\"resume-bloc\"><span class=\"resume-date\">Rendez-vous le mercredi 16 octobre 2019, 20h30<\/span><br \/>\nen salle Dussane, au 45 rue d&rsquo;Ulm<br \/>\n<span class=\"resume-see\">pour voir et revoir<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-title\">Tampopo<\/span><br \/>\nde Juzo Itami<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"entry-analyse\">\n<h2>Proposition d&rsquo;analyse<\/h2>\n<p>Tampopo, une jeune veuve, reprend comme elle peut le restaurant de ramen de son mari. Sa rencontre avec Goro, cowboy moderne, lui permet de donner un sens \u00e0 son travail dans la qu\u00eate des meilleurs ramen possibles. Cette trame principale est parsem\u00e9e de petites s\u00e9quences ind\u00e9pendantes, qui parlent du plaisir de manger et de ce que la nourriture a \u00e0 nous apprendre de la soci\u00e9t\u00e9 japonaise.<\/p>\n<p><strong>Le m\u00e9lange des genres, source du comique<\/strong><br \/>\nLa trame dominante du film rel\u00e8ve du \u00ab western-ramen \u00bb, selon les mots de Juzo Itami, parodiant par l\u00e0 le genre du \u00ab western-spaghetti \u00bb. Certes, les genres embl\u00e9matiques du cin\u00e9ma am\u00e9ricain et du cin\u00e9ma japonais, le western et le film de bataille au sabre (en japonais, chanbara), avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 rapproch\u00e9s par le pass\u00e9, par exemple dans Les Sept Mercenaires (1960) de John Sturges et Pour quelques poign\u00e9es de dollars (1964) de Sergio Leone, qui reprennent respectivement Les Sept Samoura\u00efs (1954) et Le garde du corps (1961) d\u2019Akira Kurosawa. Les traits communs au cowboy et au samoura\u00ef (personnage solitaire et magnanime, intr\u00e9pide et au caract\u00e8re bien tremp\u00e9, guid\u00e9 par une qu\u00eate) ont sans doute motiv\u00e9 ce rapprochement des genres, en plus d\u2019un int\u00e9r\u00eat des cin\u00e9astes occidentaux pour des techniques novatrices, notamment de prises de vue et montage.<br \/>\nMais Tampopo est une exp\u00e9rimentation cin\u00e9matographique en sens inverse : c\u2019est un cin\u00e9aste japonais qui reprend les codes d\u2019un genre occidental, le \u00ab western-spaghetti \u00bb. Itami en r\u00e9utilise surtout le cadre (lieu o\u00f9 la loi du plus fort a cours), les personnages types (le cowboy bourru qui a bon c\u0153ur, la femme en d\u00e9tresse) et le style de musique (th\u00e8mes tr\u00e8s rep\u00e9rables qui suivent la trame \u00e9motionnelle du r\u00e9cit, attribution d\u2019un th\u00e8me musical \u00e0 un personnage, un morceau au hautbois dans le cas de Tampopo, par exemple). Sinon, le reste du film fonctionne sur le principe de l\u2019inversion ou du d\u00e9calage : comme dans Seuls sont les indompt\u00e9s (Lonely are the Brave), film de David Miller (1962), le cowboy est remplac\u00e9 par son \u00e9quivalent moderne, le conducteur de camion ; la vaste banlieue japonaise remplace les grands espaces de l\u2019Ouest am\u00e9ricain ; les costumes de cowboy et de gangster d\u00e9tonnent dr\u00f4lement dans une ville nippone. Ce retour au \u00ab western-spaghetti \u00bb est donc indirectement un retour au cin\u00e9ma japonais, et \u00e0 l\u2019\u00e9thique du samoura\u00ef, d\u00e9grad\u00e9 cependant par une transformation de sa qu\u00eate : \u00e0 l\u2019art de la guerre est substitu\u00e9e la pr\u00e9paration des ramen, teint\u00e9e d\u2019un h\u00e9ro\u00efsme ironique.<br \/>\nEn outre, Tampopo ne se limite pas aux genres susmentionn\u00e9s. Certaines sc\u00e8nes ne sont pas innocentes : ce ne sont pas uniquement des sc\u00e8nes de confrontation, d\u2019espionnage, d\u2019intrigue amoureuse ou de sexe, elles renvoient explicitement \u00e0 un genre cin\u00e9matographique, par exemple le film de gangster, le film d\u2019espionnage, le m\u00e9lodrame, le film \u00e9rotique. La fonction de l\u2019extrait dans l\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9rale du film est moins primordiale que son effet de citation. Il n\u2019est d\u2019ailleurs pas difficile de reconna\u00eetre les genres rencontr\u00e9s ; bien souvent, les ficelles sont si \u00e9videntes qu\u2019on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser que quelqu\u2019un les a faites grosses comme des cordes pr\u00e9cis\u00e9ment pour qu\u2019on les voie ! D\u2019ailleurs, la d\u00e9rision syst\u00e9matique de ces genres met \u00e0 nu les conventions tacites accept\u00e9es par le spectateur dans ces sc\u00e8nes types : la tension dramatique d\u2019une sc\u00e8ne de confrontation entre gangster ou d\u2019une sc\u00e8ne d\u2019agonie d\u00e9chirante sous la pluie se d\u00e9lite en fou rire quand on y introduit de la nourriture ; le cadre de la course poursuite entre un employ\u00e9 de supermarch\u00e9 et une vieille dame contraste singuli\u00e8rement avec la succession tr\u00e8s vive des s\u00e9quences et la musique au tempo rapide et angoissant.<\/p>\n<p><strong>La composition embo\u00eet\u00e9e du film, signe des rapports complexes entre r\u00e9alit\u00e9 et fiction<\/strong><br \/>\nLe film pr\u00e9sente une forme \u00e9trange d\u2019imbrication : le spectateur p\u00e9n\u00e8tre dans le film tandis que le cin\u00e9ma p\u00e9n\u00e8tre dans la vie r\u00e9elle.<br \/>\nLe spectateur p\u00e9n\u00e8tre dans le film : c\u2019est l\u2019homme au complet blanc, sorte d\u2019incarnation sur l\u2019\u00e9cran du spectateur et de ses fantasmes qui fait litt\u00e9ralement son entr\u00e9e dans le film : au d\u00e9but, il ne fait qu\u2019assister au film Tampopo dans une salle de cin\u00e9ma ; une fois le film commenc\u00e9, il r\u00e9appara\u00eet \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du film qu\u2019il est cens\u00e9 seulement visionner. Si les transitions entre la trame principale et les \u00e9pisodes o\u00f9 il appara\u00eet sont continues et sugg\u00e8rent qu\u2019ils vivent dans le m\u00eame monde, cet homme au complet blanc semble singuli\u00e8rement d\u00e9tach\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 o\u00f9 vit Tampopo : sans identit\u00e9, sans occupation autre que l\u2019assouvissement de ses fantasmes culinaires, charnels et cin\u00e9matographiques, il ressemble plus \u00e0 un arch\u00e9type vide qu\u2019\u00e0 un individu assignable \u00e0 une classe sociale. Ses quelques remarques, avant le d\u00e9but de la projection, sur le \u00ab dernier film \u00bb, celui que l\u2019on voit en mourant et sur les sc\u00e8nes d\u2019agonie terriblement creuses, semblent avoir influenc\u00e9 le cours du film. La sc\u00e8ne d\u2019agonie est parfaitement injustifi\u00e9e du point de vue de l\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9rale du film ; elle n\u2019a d\u2019autre r\u00f4le que de satisfaire un fantasme de l\u2019homme au complet blanc : voir ce \u00ab dernier film \u00bb dont il parlait dans la salle de cin\u00e9ma au d\u00e9but. Sa petite amie n\u2019est pas la seule \u00e0 se plier \u00e0 ses caprices, la trame du film elle-m\u00eame s\u2019infl\u00e9chit devant ses d\u00e9sirs. Quel est ce personnage qui passe de la salle de cin\u00e9ma \u00e0 l\u2019\u00e9cran et y d\u00e9ploie ad libitum tous ses fantasmes, se cr\u00e9ant le r\u00f4le de ses r\u00eaves ind\u00e9pendamment de l\u2019action principale ? Quel est-il, sinon le spectateur ?<br \/>\nD\u2019autre part, dans la trame principale de Tampopo, les personnages se font eux-m\u00eames leur propre cin\u00e9ma : une certaine situation poussera Tampopo \u00e0 se croire en grand danger, une autre \u00e0 se faire la gu\u00e9risseuse d\u00e9vou\u00e9e de celui qui l\u2019a prot\u00e9g\u00e9e, encore une autre \u00e0 s\u2019imaginer prise d\u2019assaut et viol\u00e9e par un restaurateur concurrent en courroux\u2026 Les \u00e9vocations de nombreux genres cin\u00e9matographiques semblent motiv\u00e9es par les appr\u00e9hensions des personnages eux-m\u00eames. Nous spectateurs, ne sommes-nous pas comme elle ? Toute situation du quotidien est grosse de renvois \u00e0 des sc\u00e8nes types et \u00e0 des comportements st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s auxquels nous pensons, m\u00eame malgr\u00e9 nous, lorsqu\u2019elles se pr\u00e9sentent.<br \/>\nConcluons ces quelques mots sur la composition du film en examinant les transitions entre les \u00e9pisodes \u00e9pars et la trame principale. Si le passage de la trame principale aux petites vignettes isol\u00e9es se fait par contigu\u00eft\u00e9 locale ou sonore, le retour \u00e0 la trame principale de Tampopo se fait g\u00e9n\u00e9ralement sans transition. Le retour \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 apr\u00e8s un r\u00eave est figur\u00e9 dans le film de la m\u00eame fa\u00e7on, par une coupure. Peut-on en conclure que le statut des vignettes est d\u2019une nature semblable \u00e0 celle des r\u00eaves ? Ces petits \u00e9pisodes figureraient-ils les errements d\u2019une cam\u00e9ra poursuivant sa qu\u00eate gastronomique sur des chemins inattendus ?<\/p>\n<p><strong>La soci\u00e9t\u00e9 japonaise d\u00e9crite sous l\u2019angle gastronomique<\/strong><br \/>\nDans ses petits \u00e9pisodes isol\u00e9s, le film d\u00e9crit la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble, en se focalisant sur des individus de toute condition, de tout \u00e2ge, de tout genre, saisis au moment d\u2019un repas. La gastronomie permet d\u2019\u00e9voquer de fa\u00e7on d\u00e9tourn\u00e9e la situation sociale des individus : on pense \u00e0 ces vieux hommes d\u2019affaires respectables humili\u00e9s par un jeune employ\u00e9 dans un restaurant fran\u00e7ais de luxe ; ou \u00e0 ces clochards, intellectuels d\u00e9class\u00e9s et fins gourmets, qui regrettent le temps o\u00f9 la nourriture n\u2019\u00e9tait pas produite \u00e0 la machine et n\u2019avait pas encore perdu sa saveur. Eux savent reconna\u00eetre et appr\u00e9cier quelques gouttes d\u2019un grand cru fran\u00e7ais au fond d\u2019une bouteille jet\u00e9e aux ordures ; les hommes d\u2019affaires, eux, ne savent de toute fa\u00e7on pas lire les menus en fran\u00e7ais ! Le film a cela de savoureux qu\u2019il inverse les hi\u00e9rarchies sociales en retenant comme crit\u00e8re de respectabilit\u00e9 non plus l\u2019argent, mais le raffinement culinaire. Le vieil homme pass\u00e9 ma\u00eetre dans la d\u00e9gustation des ramen et le chef cuisinier Shohei y ont une aura de chef spirituel, pas moins. On a vu que Tampopo reprenait certains aspects du chanbara et du western ; or ces genres mettent en sc\u00e8ne un h\u00e9ros souvent marginal, pr\u00eat \u00e0 porter secours aux plus faibles, au nom de valeurs qu\u2019il continue \u00e0 porter dans un monde rong\u00e9 par la m\u00e9diocrit\u00e9 et \u00e9tranger \u00e0 l\u2019honneur ; sur un mode d\u00e9cal\u00e9, le film nous parlerait donc de la perte de valeurs gastronomiques pass\u00e9es, d\u00e9fendues par quelques \u00eatres d\u2019exception comme Goro San. Cette repr\u00e9sentation de la soci\u00e9t\u00e9 japonaise est aussi d\u00e9cal\u00e9e car les contraintes sociales semblent ne plus peser sur les individus, les autorisant \u00e0 se livrer \u00e0 leurs pulsions sans retenue : l\u2019employ\u00e9 humilie ses sup\u00e9rieurs hi\u00e9rarchiques, l\u2019homme au complet blanc ne conna\u00eet plus de limites \u00e0 ses exp\u00e9rimentations sexuelles et Tampopo sort de la retenue o\u00f9 la confine le statut de veuve en s\u2019amourachant de Goro.<\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><br \/>\n\u00c0 l\u2019origine de tout grand chef, il y a un gourmet hors pair. De m\u00eame, un bon r\u00e9alisateur est un spectateur curieux qui a go\u00fbt\u00e9 \u00e0 tout. Comment ne pas voir un parall\u00e8le entre cuisine et cin\u00e9ma, entre la formation du chef Tampopo et celle du r\u00e9alisateur Juzo Itami ? La grande question du film est la suivante : \u00ab Comment bien savourer des nouilles, comment bien les pr\u00e9parer ? \u00bb ; l\u2019on pourrait ajouter : \u00ab Comment bien savourer un film, comment bien le faire ? \u00bb La pr\u00e9paration r\u00e9ussie des ramen par Tampopo \u00e0 la fin du film fait \u00e9cho \u00e0 la le\u00e7on de d\u00e9gustation de ramen du vieux ma\u00eetre au d\u00e9but et \u00e0 toutes ses mises en application tout au long du film. De m\u00eame, le pastiche r\u00e9ussi de sc\u00e8nes de genre dans Tampopo est peut-\u00eatre la meilleure fa\u00e7on pour un spectateur attentif de comprendre comment un film est fait.<br \/>\nManon<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dur\u00e9e :114 minutes Couleur Pays : Japon 35mm. 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