{"id":2466,"date":"2019-05-27T10:20:32","date_gmt":"2019-05-27T09:20:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cineclub.ens.fr\/?p=2466"},"modified":"2019-09-23T16:15:37","modified_gmt":"2019-09-23T15:15:37","slug":"chantons-sous-la-pluie-4-juin-20h30","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/?p=2466","title":{"rendered":"Chantons sous la pluie (4 juin 2019, 20h30)"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry-trailer\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/K19isuKobaY\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/div>\n<p><!-- Commentaire pertinent quelconque vis-\u00e0-vis du film --><\/p>\n<div class=\"entry-mainblock\">\n<div class=\"entry-separator\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1873 size-medium\" src=\"https:\/\/media.senscritique.com\/media\/000015156712\/source_big\/Chantons_sous_la_pluie.\njpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"><\/div>\n<div class=\"entry-text-info\"><b> Dur\u00e9e <\/b>:104 minutes<br \/>\n<b>Couleur<\/b><br \/>\n<b>Pays : <\/b>Etats-Unis<br \/>\n<b>35mm. VOSTFR<\/b><br \/>\n<b>Ann\u00e9e : <\/b>1952<br \/>\n<b>Avec : <\/b>Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O&rsquo;Connor, Jean Hagen<\/p>\n<div class=\"entry-text-info\"><strong>Synopsis<\/strong> : Tout commence \u00e0 Hollywood, o\u00f9 le c\u00e9l\u00e8bre Don Lockwood vient pr\u00e9senter avec sa partenaire Lina Lamont leur dernier succ\u00e8s. Les deux acteurs sont des stars du cin\u00e9ma muet que les magazines people ne cessent de vouloir marier. Sauf que ce soir-l\u00e0, Don va faire la connaissance de Kathy, une jeune danseuse qui lui explique qu&rsquo;elle ne s&rsquo;int\u00e9resse pas aux films : \u00ab\u00a0Quand on en a vu un, on les a tous vus.\u00a0\u00bb Alors, bien s\u00fbr, Don va en tomber \u00e9perdument amoureux. Sauf que le cin\u00e9ma parlant arrive, et avec lui, beaucoup de complications\u2026car la voix de Lina est une abomination !<\/p>\n<p><b>SEANCE PRESENTEE PAR BAMCHADE POURVALI, EN PARTENARIAT AVEC PARLER CINE<\/b><\/p>\n<\/div>\n<p>Comme d&rsquo;habitude, l&rsquo;entr\u00e9e co\u00fbte 4 euros, 3 pour les membres du COF et vous avez la possibilit\u00e9 d&rsquo;acheter des cartes de 10 places pour respectivement 30 et 20 euros. L&rsquo;entr\u00e9e est gratuite pour les \u00e9tudiant.e.s invit\u00e9.e.s.<\/p>\n<\/div>\n<p><b><b><br \/>\n<\/b><\/b><\/p>\n<div class=\"entry-resume\"><b><b>Et pour r\u00e9sumer :<\/p>\n<div class=\"resume-bloc\"><span class=\"resume-date\">Rendez-vous le mardi 04 juin 2019, 20h30<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-place\">en salle Dussane, au 45 rue d&rsquo;Ulm<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-see\">pour voir et revoir<\/span><br \/>\nChantons sous la pluie<br \/>\n<span class=\"resume-director\"> de Stanley Donen, Gene Kelly<\/span><\/div>\n<p><\/b><\/b><b><b><\/b><\/b><b><b><\/b><\/b><b><b><\/b><\/b><b><b><\/b><\/b><\/p>\n<\/div>\n<p><b><b><\/b><\/b><\/p>\n<p><b><b><br \/>\n<\/b><\/b><\/p>\n<div class=\"entry-analyse\" --=\"\"><b><b><br \/>\n<\/b><\/b><\/p>\n<h2><b><b>Proposition d&rsquo;analyse<\/b><\/b><\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Ce film est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Gene Kelly pour avoir empli nos c\u0153urs de joie\u00a0\u00bb. C&rsquo;est sur ces mots que s&rsquo;ouvre <i>Le Sixi\u00e8me jour<\/i> de Youssef Chahine, une d\u00e9dicace que tous les spectateurs de <i>Singin&rsquo; in the rain<\/i> ne manqueront pas de reprendre \u00e0 leur compte. Quelle est-elle, cette joie qui s\u2019empare de nous d\u00e8s que les notes famili\u00e8res se font entendre&nbsp;? Cette joie si \u00e9clatante qu\u2019elle rejette toute accusation de ridicule ou de na\u00efvet\u00e9, pour affirmer la primaut\u00e9 du plaisir et de la vitalit\u00e9&nbsp;? Non, il ne pleut pas. \u00ab&nbsp;L\u00e0 o\u00f9 je suis, le soleil brille&nbsp;\u00bb, dit le personnage de Gene Kelly en regardant amoureusement la femme qu&rsquo;il aime. Et nous aussi, on se moque de la pluie.<\/p>\n<p>La trame de la com\u00e9die musicale hollywoodienne est en g\u00e9n\u00e9ral fort simple : un homme rencontre une femme. Elle lui pla\u00eet, elle le repousse. Et puis, ils se mettent \u00e0 danser, et quelque chose de nouveau s&rsquo;instaure entre eux, car on ne peut pas danser ainsi, dans une si belle union, sans \u00eatre, au fond, destin\u00e9s l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre. Il y aura encore des malentendus, ou des obstacles \u00e0 surmonter. Mais tant qu&rsquo;on peut enfiler ses chaussures de claquettes, faire quelques pas \u00e0 deux dans un parc ou un vallon plein de bruy\u00e8res, on sait que les choses finiront par aller bien.<\/p>\n<p>L&rsquo;art de la com\u00e9die musicale repose en grande partie sur la mani\u00e8re de raconter cette histoire en y incluant, de la mani\u00e8re la plus convaincante possible, les num\u00e9ros de danse et de chant requis. Dans ce domaine comme dans beaucoup d&rsquo;autres, <i>Singin&rsquo; in the rain<\/i> est un mod\u00e8le. Tout commence \u00e0 Hollywood, o\u00f9 le c\u00e9l\u00e8bre acteur Don Lockwood (Gene Kelly), accompagn\u00e9 de son fid\u00e8le ami Cosmo (Donald O&rsquo;Connor), vient pr\u00e9senter avec sa partenaire Lina Lamont (Jean Hagen) leur dernier succ\u00e8s. Les deux acteurs sont des stars du cin\u00e9ma muet, un couple glamour que les magazines people ne cessent de vouloir marier. Sauf que ce soir-l\u00e0, Don va faire la connaissance de Kathy (Debbie Reynolds), une jeune danseuse qui lui explique qu&rsquo;elle ne s&rsquo;int\u00e9resse pas aux films : \u00ab\u00a0Quand on en a vu un, on les a tous vus.\u00a0\u00bb Alors, bien s\u00fbr, Don va en tomber \u00e9perdument amoureux.<\/p>\n<p>Le monde des studios, film\u00e9 au moment d\u2019un bouleversement de son histoire, est un d\u00e9lice. Don parcourt le plateau, passant devant des indig\u00e8nes et des cow-boys ; c&rsquo;est un monde fou, o\u00f9 mille histoires sont en train de se construire les unes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres. Si le film tourne en d\u00e9rision le c\u00f4t\u00e9 un peu d\u00e9mod\u00e9 de certaines de ces productions (voir l&rsquo;hilarante parodie de film muet o\u00f9 les acteurs roulent des yeux \u00e0 qui mieux mieux), il est aussi tendre pour ce microcosme qui se trouve au bord de la disparition, ce lieu o\u00f9 les destins se sont faits et se d\u00e9font l&rsquo;espace d&rsquo;un instant. Il raconte l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;on tournait \u00e0 tout va, o\u00f9 l&rsquo;on criait d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre des plateaux, o\u00f9 l&rsquo;on inventait en permanence des histoires. Mais il ne faut jamais s\u2019embarrasser des passions tristes&nbsp;: \u00ab\u00a0Make &#8217;em laugh1\u00a0\u00bb, chante Cosmo, merveilleux complice dont les saillies viennent en permanence d\u00e9dramatiser toutes les situations. A la m\u00e9lancolie, le film substitue l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 et l\u2019esprit d\u2019invention, \u00e0 l\u2019engourdissement la danse.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re le duo Cosmo-Don se lit un autre duo&nbsp;: celui form\u00e9 par Gene Kelly et son metteur en sc\u00e8ne, Stanley Donen. Avec eux, le film avance avec une gr\u00e2ce diabolique. Que ce soit les r\u00e9pliques finement cisel\u00e9es, les pas de danse, les quiproquos, tout va \u00e0 toute vitesse, tout s\u2019encha\u00eene \u00e0 un rythme effr\u00e9n\u00e9. A chaque fois, le miracle op\u00e8re, l\u2019enchantement reprend ses droits. C\u2019est cela, la perfection sans pr\u00e9tention du cin\u00e9ma de Donen et des entrechats de Gene Kelly&nbsp;: l\u2019art de faire croire que la beaut\u00e9 est ais\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans <i>Singin&rsquo; in the rain<\/i>, la danse na\u00eet naturellement. C&rsquo;est un prolongement des mots, une mani\u00e8re de signifier autrement. Don a du mal \u00e0 se d\u00e9clarer \u00e0 Kathy. Il lui faut le bon \u00e9clairage, le bon d\u00e9cor. En effet, le cin\u00e9ma, cet univers d\u00e9crit comme pure invention, bric-\u00e0-brac un peu fou, offre aux sentiments la possibilit\u00e9 de se d\u00e9ployer. Enfin, les mots viennent, et c&rsquo;est une chanson, et puis \u00e7a devient une danse, parce qu&rsquo;elle l&rsquo;aime aussi. C&rsquo;est tout simple et enivrant. Le musical arrive, dans la lign\u00e9e des \u00e9v\u00e9nements quotidiens. Une petite phrase, soudain chant\u00e9e par Kathy, sans musique, dit la proximit\u00e9 entre parole et chanson. Un entra\u00eenement de diction se transforme en une prosodie ent\u00eatante, une remarque fait na\u00eetre une danse \u00e0 trois&#8230;Sans oublier la sensualit\u00e9 du fameux pas de deux avec Cyd Charisse, qui commence comme une parodie sensuelle de <i>Scarface<\/i> pour devenir un r\u00eave partag\u00e9, vaporeux et envo\u00fbtant.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la fameuse chanson sous la pluie, on croit toujours la voir pour la premi\u00e8re fois. Elle na\u00eet comme \u00e7a, presque sans qu&rsquo;on s&rsquo;en rende compte, avec un pas un peu diff\u00e9rent du pr\u00e9c\u00e9dent, un geste \u00e0 peine plus marqu\u00e9. Les flaques, la pluie qui tombent deviennent des instruments sous les pieds bondissants de Gene Kelly, le clapotis de l&rsquo;eau est une chanson qui l&rsquo;accompagne. La danse est virtuose, merveilleuse, et en m\u00eame temps, elle repose sur des \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cors si simples : un trottoir, qu&rsquo;on monte et qu&rsquo;on descend, un lampadaire qui semble attendre quelqu&rsquo;un. Le film culmine dans une explosion de joie pure, alors que Gene Kelly saute \u00e0 pieds joints dans les flaques, comme un enfant.<\/p>\n<p>Une vision qu&rsquo;on emporte pr\u00e9cieusement avec soi, le c\u0153ur empli de joie, tandis qu&rsquo;on fredonne un petit air, qui commence par \u00ab\u00a0dou-dou-dou\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Anne<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dur\u00e9e :104 minutes Couleur Pays : Etats-Unis 35mm. VOSTFR Ann\u00e9e : 1952 Avec : Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O&rsquo;Connor, Jean Hagen Synopsis : Tout commence \u00e0 Hollywood, o\u00f9 le c\u00e9l\u00e8bre Don Lockwood vient pr\u00e9senter avec sa partenaire Lina Lamont leur dernier succ\u00e8s. 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