{"id":1977,"date":"2017-11-15T14:11:35","date_gmt":"2017-11-15T13:11:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cineclub.ens.fr\/?p=1977"},"modified":"2019-09-23T10:30:06","modified_gmt":"2019-09-23T09:30:06","slug":"le-regard-dulysse-de-theo-angelopoulos-mardi-21-novembre-20h30","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/?p=1977","title":{"rendered":"Le regard d&rsquo;Ulysse, de Theo Angelopoulos (mardi 21 novembre 2017, 20h30)"},"content":{"rendered":"<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/jHG21FkdKo8\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\"><\/iframe><br \/>\n<!-- Commentaire pertinent quelconque vis-\u00e0-vis du film --><\/p>\n<div class=\"entry-mainblock\">\n<div class=\"entry-separator\"><a href=\"http:\/\/paradisfilms.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/regarddulysse_aff.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1873 size-medium\" src=\"http:\/\/paradisfilms.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/regarddulysse_aff.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"><\/a><\/div>\n<div class=\"entry-text-info\"><b> Dur\u00e9e <\/b>:176 minutes<br \/>\n<b>Noir et blanc<\/b><br \/>\n<b>Pays :<\/b>Gr\u00e8ce<br \/>\n<b>Ann\u00e9e :<\/b>1995<br \/>\n<b>Avec :<\/b>Harvey Keitel, Erland Josephson, Maia Morgenstern<\/p>\n<div class=\"entry-text-info\"><strong>Synopsis<\/strong> : Un cin\u00e9aste grec exil\u00e9 revient dans son pays (dans le nord de la Gr\u00e8ce, vers Thessalonique), \u00e0 la recherche des bobines originales du premier film r\u00e9alis\u00e9 dans les Balkans par les fr\u00e8res Man\u00e1kis au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Cette qu\u00eate va le mener au travers de diff\u00e9rents pays des Balkans, apr\u00e8s la chute du communisme, de la Bulgarie \u00e0 la R\u00e9publique de Mac\u00e9doine naissante, pour finir son p\u00e9riple \u00e0 Sarajevo durant la guerre de Bosnie-Herz\u00e9govine dans une Yougoslavie en cours de d\u00e9sint\u00e9gration. Il arrive finalement sous les balles durant le si\u00e8ge de Sarajevo, o\u00f9 il d\u00e9couvre les pr\u00e9cieuses bobines conserv\u00e9es par un vieil homme, projectionniste de cin\u00e9ma, qui tente tant bien que mal de pr\u00e9server le patrimoine cin\u00e9matographique de son pays en pleine explosion.<\/div>\n<\/div>\n<p>Comme d&rsquo;habitude, l&rsquo;entr\u00e9e co\u00fbte 4 euros, 3 pour les membres du COF et vous avez la possibilit\u00e9 d&rsquo;acheter des cartes de 10 places pour respectivement 30 et 20 euros. L&rsquo;entr\u00e9e est gratuite pour les \u00e9tudiant.e.s invit\u00e9.e.s.<\/p>\n<div class=\"entry-resume\">\n<p>Et pour r\u00e9sumer :<\/p>\n<div class=\"resume-bloc\"><span class=\"resume-date\">Rendez-vous le mardi 21 novembre 2017, 20h30<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-place\">en salle Dussane, au 45 rue d&rsquo;Ulm<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-see\">pour voir et revoir<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-title\">Le Regard d&rsquo;Ulysse<\/span><br \/>\n<span class=\"resume-director\"> de Theo Angelopoulos<\/span><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"entry-analyse\">\n<h2>Proposition d&rsquo;analyse<\/h2>\n<p>Lorsque Theo Angel\u00f3poulos pr\u00e9sente Le regard d&rsquo;Ulysse (en grec \u03a4\u03bf \u03b2\u03bb\u1f73\u03bc\u03bc\u03b1 \u03c4\u03bf\u03c5 \u039f\u03b4\u03c5\u03c3\u03c3\u1f73\u03b1) au festival de Cannes, la guerre de Bosnie dure depuis trois ans, le si\u00e8ge de Sarajevo est toujours en cours, et le massacre de Srebrenica est sur le point d&rsquo;avoir lieu. Cette guerre n&rsquo;est que la suite d&rsquo;une longue s\u00e9rie de tensions et de conflits dans les Balkans depuis des si\u00e8cles, une guerre qui semble se r\u00e9p\u00e9ter encore et encore au fil des g\u00e9n\u00e9rations. C&rsquo;est de l&rsquo;impossibilit\u00e9 de trouver une solution pacifique et durable \u00e0 ces conflits qu&rsquo;Angel\u00f3poulos veut parler avec son film, au travers de la figure d&rsquo;un cin\u00e9aste grec en errance sur les routes des Balkans.<\/p>\n<p>Anonyme et d\u00e9racin\u00e9, ce cin\u00e9aste commence son voyage en Gr\u00e8ce \u00e0 Thessalonique, la ville dans laquelle Yannakis Man\u00e1kis est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1954. Pionniers de la photographie et du cin\u00e9ma dans les Balkans au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle, les fr\u00e8res Yannakis et Milton Man\u00e1kis sont issus d&rsquo;une famille aroumaine du nord de l&rsquo;actuelle Gr\u00e8ce. Les Aroumains, linguistiquement proches des Roumains, ont une culture qui a \u00e9t\u00e9 fortement influenc\u00e9e par les populations qu&rsquo;ils c\u00f4toient en Gr\u00e8ce, en Albanie, dans la R\u00e9publique de Mac\u00e9doine, en Bulgarie ou en Roumanie, et ont \u00e9t\u00e9 au centre des premiers travaux des fr\u00e8res Man\u00e1kis, comme le rappelle Angel\u00f3poulos en montrant \u00e0 plusieurs reprises les extraits de leur premier film, Les fileuses (1906) qui montre leur grand-m\u00e8re et leurs tantes \u00e0 l&rsquo;ouvrage. Les fr\u00e8res Man\u00e1kis ont ensuite travers\u00e9 la moiti\u00e9 du si\u00e8cle en t\u00e9moins des bouleversements qui ont suivi la chute de l&rsquo;Empire Ottoman dans la r\u00e9gion, install\u00e9s \u00e0 Bitola (Monastir) dans l&rsquo;actuelle Mac\u00e9doine, accueillis \u00e0 Bucarest, arr\u00eat\u00e9 pour l&rsquo;un d&rsquo;eux \u00e0 Plovdiv en Bulgarie, voyageant entre l&rsquo;Albanie et la Gr\u00e8ce pour l&rsquo;autre. Ils ont fix\u00e9 sur pellicule les traces des \u00e9v\u00e9nements historiques de cette p\u00e9riode et les portraits des personnes c\u00e9l\u00e8bres ou anonymes qui les ont v\u00e9cus, et ont ainsi laiss\u00e9 derri\u00e8re eux un t\u00e9moignage historique et ethnologique pr\u00e9cieux, un regard sur leur \u00e9poque qu&rsquo;Angel\u00f3poulos veut ici c\u00e9l\u00e9brer.<\/p>\n<p>Le personnage principal du film, interpr\u00e9t\u00e9 par Harvey Keitel, est \u00e0 la recherche de ce regard des fr\u00e8res Man\u00e1kis et de leurs trois premi\u00e8res bobines de film, perdues au cours du si\u00e8cle. Est-il un double d&rsquo;Angel\u00f3poulos qui souhaiterait renouer avec les premiers instants du septi\u00e8me art,&nbsp;? Est-il une \u00e9vocation moderne des fr\u00e8res cin\u00e9astes qui continueraient leur voyage \u00e0 travers les Balkans et \u00e0 travers le temps&nbsp;? Toujours est-il que cette figure \u00e0 la recherche d&rsquo;un retour aux origines du cin\u00e9ma, aux origines des conflits qui d\u00e9chirent les populations et aux origines de ses amours rappelle celle d&rsquo;Ulysse dans l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e d&rsquo;Hom\u00e8re, un Ulysse nostalgique de sa patrie perdue. Ainsi, bien que se d\u00e9roulant loin de la mer, de longues portions du voyage se font en bateau, et les personnages f\u00e9minins jou\u00e9s par Maia Morgenstern et rencontr\u00e9s au fil de la route peuvent \u00eatre rapproch\u00e9s des figures hom\u00e9riques de P\u00e9n\u00e9lope, de Calypso, de Circ\u00e9, de Nausicaa. Le roman Ulysse de James Joyce est \u00e9galement convoqu\u00e9 par la structure narrative qu&rsquo;Angel\u00f3poulos propose, plongeant le spectateur dans le brouillard qui entoure le personnage principal, m\u00ealant ses r\u00eaves et ses pens\u00e9es \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de son voyage, superposant les strates temporelles dans une m\u00eame s\u00e9quence et le visage de la femme aim\u00e9e sur ceux des femmes rencontr\u00e9es.<\/p>\n<p>Le point de vue \u00e9minemment subjectif adopt\u00e9 tout au long du film n&#8217;emp\u00eache cependant pas l&rsquo;\u00e9vocation d&rsquo;une multitude de vies et d&rsquo;histoires, allant de la vieille femme cherchant \u00e0 traverser la fronti\u00e8re albanaise \u00e0 la veuve d&rsquo;un soldat pr\u00e9nomm\u00e9 Vania, du conducteur de taxi qui comprend la neige au projectionniste de Sarajevo qui essaye tant bien que mal de conserver les copies de ses films malgr\u00e9 la guerre, de la famille du protagoniste au sortir de la seconde guerre mondiale aux deux hommes discutant des origines des Balkans dans un caf\u00e9 \u00e0 Belgrade. De toutes ces histoires juxtapos\u00e9es \u00e9merge une forme d&rsquo;unit\u00e9 des destin\u00e9es humaines&nbsp;: que les individus soient n\u00e9s d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 ou de l&rsquo;autre d&rsquo;une fronti\u00e8re qui de toute mani\u00e8re se d\u00e9place d&rsquo;une d\u00e9cennie sur l&rsquo;autre, tous vivent et souffrent et errent avec la m\u00eame ardeur, tous ont en m\u00e9moire des r\u00e9cits d&rsquo;oppression religieuse ou ethnique, des r\u00e9cits empreints de nationalisme et d&rsquo;expansionnisme guerrier, des r\u00e9cits d&rsquo;amours d\u00e9chir\u00e9s. Cela s&rsquo;accompagne de la constatation de l&rsquo;\u00e9chec des diff\u00e9rentes utopies du 20e si\u00e8cle \u00e0 apporter la paix dans la r\u00e9gion, comme l&rsquo;illustre la statue de L\u00e9nine remontant le Danube en pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es, bien que les populations conservent certaines sympathies \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre de ces utopies.<\/p>\n<p>Ce sentiment d&rsquo;impuissance face \u00e0 l&rsquo;Histoire ne se restreint pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque actuelle, mais \u00e9galement \u00e0 tout le si\u00e8cle qui la pr\u00e9c\u00e8de, comme le soulignent les parall\u00e8les incessants trac\u00e9s entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent qui se chevauchent, qui s&rsquo;entrem\u00ealent, qui se confondent. Le recours \u00e0 des couleurs tr\u00e8s contrast\u00e9es, le blanc de la neige et le noir de la nuit, participe \u00e0 cette intemporalit\u00e9 et dresse un lien direct entre les images saccad\u00e9es des fileuses du d\u00e9but du si\u00e8cle et les plans-s\u00e9quence qui nous sont propos\u00e9s ici. Depuis les Man\u00e1kis jusqu&rsquo;\u00e0  Angel\u00f3poulos, le film de l&rsquo;Histoire n&rsquo;a fait que se r\u00e9p\u00e9ter, \u00e0 l&rsquo;infini.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9moire collective est cependant loin de constituer une m\u00e9moire unanimement partag\u00e9e, car les consciences demeurent exacerb\u00e9es par les  nombreuses diff\u00e9rences qui morcellent la r\u00e9gion. Les fronti\u00e8res sont omnipr\u00e9sentes dans le film, les fractures linguistiques sont maintes fois soulign\u00e9es avec comme exemple embl\u00e9matique les diff\u00e9rentes d\u00e9nominations des villes. Ainsi Thessalonique est d\u00e9sign\u00e9e parfois par son nom grec, parfois par son nom occidental Salonique, parfois par son nom slave Solun. De m\u00eame la ville aujourd&rsquo;hui bulgare de Plovdiv retrouve son nom grec Philippoupoli le temps d&rsquo;un \u00e9garement du protagoniste.<\/p>\n<p>Face \u00e0 la multitude de vies et d&rsquo;avis divergents, le cin\u00e9aste en errance est \u00e0 la recherche d&rsquo;une unit\u00e9 perdue, d&rsquo;un point de convergence sur lequel une histoire commune pourrait \u00eatre construite. Son instinct le porte vers le cin\u00e9ma et vers les origines communes que symbolisent les fr\u00e8res Man\u00e1kis, reconnus dans plusieurs des pays de la r\u00e9gion. C&rsquo;est \u00e9galement le pari que fait Angel\u00f3poulos, le pari de l&rsquo;art comme \u00e9chappatoire aux tensions. Si le message peut para\u00eetre simpliste, il est soutenu par les nombreuses r\u00e9f\u00e9rences au cin\u00e9ma&nbsp;: la premi\u00e8re sc\u00e8ne qui est un clin d&rsquo;\u0153il direct \u00e0 la derni\u00e8re sc\u00e8ne du M\u00e9pris ou encore l&rsquo;\u00e9num\u00e9ration des cin\u00e9astes dont les \u0153uvres sont pr\u00e9sentes dans la fruste cin\u00e9math\u00e8que de Sarajevo. La musique et le th\u00e9\u00e2tre ont \u00e9galement une place centrale dans cet effort de r\u00e9conciliation, comme l&rsquo;atteste la sc\u00e8ne sous le brouillard lorsque les snipers ne tirent plus. C&rsquo;est cette intuition profonde ressentie par le personnage principal, la conviction aveugle que le (septi\u00e8me) art est \u00e0 m\u00eame de faire s&rsquo;arr\u00eater de tomber les bombes qui le pousse \u00e0 avancer toujours plus loin avec l&rsquo;\u00e9nergie du d\u00e9sespoir, \u00e0 poursuivre son voyage qui est \u00e0 la fois un aboutissement et un commencement.<\/p>\n<p>Le brouillard, parfois alli\u00e9 de circonstance, parfois voile pudique devant les atrocit\u00e9s, mais toujours pr\u00e9sent comme compagnon de voyage, symbole de la nostalgie d&rsquo;un monde inatteignable et marqueur d&rsquo;une temporalit\u00e9 d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment cyclique, le brouillard donne sa couleur au film et emplit le regard du spectateur. Ulysse, lui, plonge au c\u0153ur de ce brouillard, affronte les dangers qu&rsquo;il rencontre, et marche r\u00e9solument vers  un avenir incertain.<\/p>\n<p>Rapha\u00ebl<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dur\u00e9e :176 minutes Noir et blanc Pays :Gr\u00e8ce Ann\u00e9e :1995 Avec :Harvey Keitel, Erland Josephson, Maia Morgenstern Synopsis : Un cin\u00e9aste grec exil\u00e9 revient dans son pays (dans le nord de la Gr\u00e8ce, vers Thessalonique), \u00e0 la recherche des bobines originales du premier film r\u00e9alis\u00e9 dans les Balkans par les fr\u00e8res Man\u00e1kis au d\u00e9but du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-1977","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1977","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1977"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1977\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2501,"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1977\/revisions\/2501"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1977"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1977"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cineclub.ens.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1977"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}